« ReconnaĂźtre des droits Ă la nature, câest reconnaĂźtre que notre avenir dĂ©pend du respect du vivant. » MAxime
đ Jâai pris le temps de lire avec beaucoup dâattention le carnet de circonscription publiĂ© par la sĂ©natrice Monique de Marco consacrĂ© aux droits de la nature. Ce travail pĂ©dagogique et rigoureux Ă©claire un sujet qui prend de plus en plus de place dans le dĂ©bat public : la reconnaissance juridique du vivant non humain.
đ Dans ce document, Monique de Marco et son Ă©quipe retracent le travail menĂ© au SĂ©nat pour faire Ă©voluer notre droit, notamment Ă travers une proposition de modification constitutionnelle visant Ă reconnaĂźtre les droits de la nature. Une initiative ambitieuse qui sâinscrit dans un mouvement international dĂ©jĂ engagĂ© en Ăquateur, en Bolivie ou encore en Nouvelle-ZĂ©lande.
đ€ Je suis honorĂ© dây ĂȘtre citĂ© Ă plusieurs reprises. Cela tĂ©moigne du travail collectif menĂ© depuis plusieurs annĂ©es avec de nombreux acteurs â juristes, associations, Ă©lus et citoyens â pour faire Ă©merger en France une nouvelle relation juridique avec les Ă©cosystĂšmes.
đ Ă Bordeaux, ce dĂ©bat prend une rĂ©sonance particuliĂšre avec les rĂ©flexions engagĂ©es autour de la reconnaissance juridique du fleuve Garonne. LâidĂ©e est simple : considĂ©rer les fleuves, les forĂȘts ou les Ă©cosystĂšmes comme des entitĂ©s dont les intĂ©rĂȘts doivent ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s et dĂ©fendus.
đ La proposition de loi constitutionnelle portĂ©e au SĂ©nat nâa malheureusement pas pu ĂȘtre examinĂ©e dans le temps imparti lors de la niche parlementaire des Ăcologistes. Le calendrier parlementaire en a dĂ©cidĂ© autrement. Pourtant, le travail engagĂ© demeure prĂ©cieux : il nourrit un dĂ©bat essentiel pour notre Ă©poque.
đ± Je tiens Ă saluer le travail remarquable de Monique de Marco et de son Ă©quipe, qui contribuent Ă faire avancer cette rĂ©flexion en France. Les grandes Ă©volutions du droit commencent souvent par des idĂ©es qui ouvrent un nouveau chemin.
đ§ Ă mesure que les crises Ă©cologiques sâintensifient, le droit Ă©volue lui aussi. ReconnaĂźtre les droits de la nature nâest plus une idĂ©e marginale : câest une perspective qui sâinscrit progressivement dans les institutions, les territoires et les consciences.
đ Pour aller plus loin
đ Le carnet de circonscription de Monique de Marco :
https://www.moniquedemarco.fr/carnet-de-circo-les-droits-de-la-nature/