« Ce que le calcul gagne en vitesse, le territoire doit le garder en équilibre. » MAxime
Hier, jâĂ©tais prĂ©sent au dernier Conseil mĂ©tropolitain de la mandature 2020-2026.
Ă lâordre du jour : le projet de supercalculateur, symbole dâun numĂ©rique qui sâancre dĂ©sormais pleinement dans les territoires.
đ» La souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©enne sâimpose aujourdâhui comme un enjeu stratĂ©gique majeur. MaĂźtriser nos donnĂ©es, protĂ©ger nos Ă©cosystĂšmes Ă©conomiques, garantir notre autonomie technologique : ces objectifs sont lĂ©gitimes et nĂ©cessaires.
đïž Je tiens Ă saluer la trĂšs belle intervention de Delphine Jamet, engagĂ©e depuis de nombreuses annĂ©es sur les sujets du numĂ©rique. Son propos a rappelĂ© avec clartĂ© une exigence essentielle :
Une rĂšgle structurante guide le projet : prĂ©server lâeau potable pour les usages humains et organiser le refroidissement des serveurs via un circuit fermĂ© spĂ©cifique.
đ Le projet repose sur un refroidissement en circuit fermĂ©, sans prĂ©lĂšvement dâeau potable.
đą Lâeau restera rĂ©servĂ©e aux besoins humains essentiels dans les bĂątiments accueillant les personnes qui y travaillent. Cette distinction est fondamentale et doit rester un garde-fou non nĂ©gociable.
đ Car lâintelligence artificielle et le calcul intensif ne sont pas immatĂ©riels. Ils reposent sur des infrastructures lourdes, consommatrices dâĂ©nergie et potentiellement de ressources en eau. Les penser comme neutres serait une illusion. Les encadrer est une responsabilitĂ© politique.
đ§ Assumer un projet de cette ampleur, câest accepter de le conditionner, de le borner, de lâinscrire dans une trajectoire compatible avec la prĂ©servation des communs. La puissance technologique nâa de sens que si elle respecte les Ă©quilibres du vivant.
đș Lâintervention est Ă revoir Ă 1h07â37 :
https://www.youtube.com/live/5vuWj3RZAtY
đ± Exigence environnementale, clartĂ© dĂ©mocratique et responsabilitĂ© territoriale : trois conditions pour que le calcul serve lâavenir sans lâassĂ©cher.