« DĂ©fendre le droit Ă une eau et Ă un assainissement de qualitĂ©, câest dĂ©fendre la dignitĂ©. » â Rapport Gabriel Amard, AssemblĂ©e nationale
đ§ Dans un monde traversĂ© par les tensions hydriques et les injustices environnementales, le rapport prĂ©sentĂ© par les dĂ©putĂ©s europĂ©ens et nationaux autour de Gabriel Amard rappelle une vĂ©ritĂ© simple : lâeau nâest pas une ressource parmi dâautres, elle est la condition de toutes les autres. Son accĂšs, sa qualitĂ© et son assainissement doivent ĂȘtre garantis Ă chaque personne, partout en Europe, sans distinction de statut, de richesse ou dâorigine.
đ Ce travail parlementaire dresse un Ă©tat des lieux clair : si le droit Ă lâeau est affirmĂ© au niveau international depuis la rĂ©solution 64/292 de lâONU, il reste encore trop souvent thĂ©orique dans la vie quotidienne. Le rapport documente les inĂ©galitĂ©s dâaccĂšs, les carences nationales, les difficultĂ©s rencontrĂ©es dans les Outre-mer, ainsi que les atteintes Ă la qualitĂ© de lâeau dues aux nitrates, pesticides et PFAS. Autant de signaux qui montrent que ce droit fondamental ne peut plus rester implicite.
âïž Les dĂ©putĂ©s proposent une voie europĂ©enne ambitieuse : inscrire explicitement ce droit dans le droit dĂ©rivĂ© de lâUnion, rĂ©viser la directive-cadre sur lâeau, renforcer les obligations dâaccĂšs, soutenir les collectivitĂ©s et garantir un assainissement digne pour toutes et tous.
đ± Parce que lâeau est Ă la fois un commun, lien de justice sociale et matrice du vivant, ce rapport mĂ©rite dâĂȘtre lu, partagĂ©, discutĂ©. Il ouvre une perspective : celle dâune France oĂč chaque geste â boire, cuisiner, se laver, vivre â sâappuie sur une garantie publique solide, respectueuse des Ă©cosystĂšmes et des populations.
Pour écouter un résumé du rapport :